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En primeur lors du Symposium mondial sur l’uranium à Québec : Naoto Kan, premier ministre du Japon lors de la catastrophe de Fukushima

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Symposium mondial sur l’uranium

(Québec, 6 avril 2015) Monsieur Naoto Kan, premier ministre du Japon lors de la catastrophe de Fukushima, livrera en primeur un message à l’ouverture du Symposium mondial sur l’uranium qui aura lieu au Centre des congrès de Québec les 14, 15 et 16 avril prochains. À la fois scientifique et sociétal, le Symposium vise à mieux comprendre quels sont les grands enjeux de la chaîne du nucléaire, de l’extraction minière à l’utilisation de l’uranium et de ses sous-produits à des fins civiles ou militaires. Ouvert au grand public, le Symposium accueillera près de 300 participants nationaux et internationaux, issus d’une vingtaine de pays et de tous les continents. Il est encore possible de s’inscrire au Symposium en ligne : www.uranium2015.com.

2015 : une année clé pour débattre de l’avenir de l’uranium et du nucléaire

Alors que l’énergie nucléaire coûte de plus en plus chère et pose des problèmes accrus pour l’environnement et la sécurité des nations, elle continue de faire l’objet d’intenses débats à l’aube d’un nouvel accord international sur la lutte aux changements climatiques à Paris en décembre 2015. « Doit-on accroître, ou plutôt s’éloigner de la filière du nucléaire? Comment stopper les risques de prolifération d’armes nucléaires? Comment gérer pendant des milliers d’années des tonnes de déchets radioactifs? Qui paiera la facture? Qu’en est-il du respect des droits des peuples autochtones affectés par cette industrie? Voilà autant de questions  que nous aborderons lors du Symposium », explique Dr. Éric Notebaert, membre de l’Association canadienne des médecins pour l’environnement et porte-parole du Symposium.

« L’année 2015 marque également le 70e anniversaire commémoratif des bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, de même que le renouvellement du Traité des Nations Unies pour la non-prolifération des armes nucléaires, à New York, à la fin du mois. Il y a encore beaucoup de problèmes avec l’application de ce traité », précise Dr. Juan Carlos Chrigwin, président de l’association des Médecins pour la survie mondiale et porte-parole du Symposium.

Au Québec, le gouvernement a mandaté le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) d’enquêter sur  les enjeux reliés aux mines  d’uranium. Le BAPE déposera son rapport final en mai 2015, après quoi le gouvernement devra décider s’il maintient ou non le moratoire actuel sur cette industrie. « Il y a eu une grande mobilisation au Québec face aux mines d’uranium ces dernières années. Le problème des déchets miniers radioactifs et les risques de contamination à long terme est au cœur du débat », affirme Ugo Lapointe, de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, organisme partenaire du Symposium.

Invités spéciaux

Parmi les invités spéciaux présents lors du Symposium, notons : M. Mycle Schneider, spécialiste en politiques énergétiques internationales, consultant indépendant auprès de gouvernements et d’organismes internationaux sur les questions du nucléaire et de transition énergétique; M. Arnie Gundersen, ingénieur et spécialiste en sûreté nucléaire, ancien haut-dirigeant de l’industrie aux États-Unis, auteur d’un bestseller sur l’accident de Fukushima; M. Doug Brugge, du Département de santé publique de Tufts University aux États-Unis, spécialiste des risques à la santé reliés aux mines d’uranium; M. Bruno Chareyron, ingénieur en physique nucléaire, directeur de laboratoire à la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité en France; Mme Brigitte Guérin, du département de médecine nucléaire et de radiobiologie de l’Université de Sherbrooke, spécialiste de la production d’isotopes médicaux à partir de nouvelles technologies; M. Peter Prebble, ancien ministre de la Saskatchewan et actuel directeur des politiques à la Saskatchewan Environmental Society; Mme Sara Olsvig, Chef du parti Inuit Ataqatigiit et membre élue du parlement groenlandais; Mme Sylvia McAdam, juriste de la Saskatchewan et cofondatrice du mouvement international Idle No More; Mme Helen Mary Caldicott, cofondatrice de Médecins du monde pour la responsabilité sociale; Mme Arielle Denis, directrice de la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (Europe, Moyen-Orient, Afrique); et bien d’autres!

M. Matthew Coon Come, Grand chef du Grand Conseil des Cris de la Baie-James (Eeyou Istchee) nous fera l’honneur de prononcer les discours d’ouverture et de clôture lors du Symposium. M. Ghislain Picard, Chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, sera également présent.  L’auteur, compositeur et interprète Gilles Vigneault interprètera sa chanson « Uranium » le 16 avril à 13 h 30.

Jean-Pierre Rogel, journaliste scientifique indépendant (émission Découverte, Québec Sciences, etc.) et Carole Graveline, ancienne journaliste à Radio-Canada et directrice aux relations avec les médias de l’Université McGill, feront partie des animateurs de l’événement.

Voir également l’annonce et la programmation du Festival international du film de l’uranium, qui aura lieu du 15 avril au 25 avril à Québec, à Montréal et à Mistissini.

Pour information :

Héloïse Fernandez, responsable des communications à Nature Québec, secrétariat officiel du Symposium mondial sur l’uranium, cell.418-931-1131, 418 648-2104, poste 2074, communications@naturequebec.org

Le Symposium mondial sur l’uranium est organisé conjointement par Médecins pour la survie mondiale (organisme affilié au Prix Nobel de la Paix de 1985), l’Association canadienne des médecins pour l’environnement, la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine, Nature Québec et le Regroupement pour la surveillance du nucléaire. Le Symposium reçoit également l’appui de l’Institut de développement durable des Premières nations du Québec et du Labrador, de l’Association ;internationale des médecins pour la prévention d’une guerre nucléaire (Suisse), de la Fondation Helen Caldicott, de MiningWatch Canada, de la Nation Crie de Mistissini, ainsi que de plusieurs autres partenaires locaux, nationaux et internationaux.