La Coalition Québec meilleure mine (QMM) est alarmée à la lecture du rapport accablant de la Vérificatrice générale du Québec (VGQ) sur les minéraux critiques et stratégiques.
« Enfin la bulle des minéraux dits critiques et stratégiques (MCS) éclate. Merci et chapeau à la Vérificatrice générale du Québec et à la Commissaire au développement durable. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) se fait complètement avoir par le lobby minier et balaie les préoccupations des communautés locales. Délaissé·e·s par des services publics qui s’écroulent et pris à la gorge par le coût de la vie qui explose, les contribuables sont en colère de devoir payer en plus à coup de centaines de millions de dollars les erreurs dogmatiques du gouvernement dans son gambling minier. L’heure de rendre des comptes a sonné. Il est temps de faire le ménage et de ramener la compétence, la prudence et la raison à tous les échelons politiques et administratifs, de sortir les ministres du casino minier, et de relancer le secteur minier sur des bases éclairées et respectueuses des fonds publics », lance Me Rodrigue Turgeon, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine.
Les constats dressés par la Commissaire au développement durable, Madame Janique Lambert, sont durs et brossent le portrait d’une machine administrative sourde aux volontés de la population et obnubilée par les mines courant le risque de dilapider massivement et sans contrôle le trésor public au profit de compagnies multinationales.
Les élu·e·s ont créé un fonds d’investissement d’un milliard de dollars (le fonds Capital ressources naturelles et énergie) pour dépenser arbitrairement l’argent des contribuables dans des projets miniers et le MRNF ne leur offre pas de balise utile pour éviter les fiascos économiques comme le projet Nemaska Lithium. Le développement des minéraux dits critiques et stratégiques n’est pas responsable en raison des interventions du MRNF qui se concentrent sur le potentiel économique des projets miniers. Le ministère écarte les préoccupations environnementales des communautés locales dans l’attribution des permis d’exploration minière et manque à son devoir de surveillance de ces opérations, minant lui-même par ses actions l’acceptabilité sociale des projets miniers. La gestion des délais légaux de la restauration minière est laxiste, amplifiant la dette écologique des sites miniers actifs, anciens ou abandonnés que QMM évalue déjà à 3 milliards de dollars.
Si le rapport reconnaît que l’augmentation des activités minières au Québec est causé notamment par l’accroissement de la demande pour la défense, il est regrettable que la Commissaire au développement durable n’ait pas émis de constat visant à faire preuve de vigilance et à s’assurer que l’usage des minéraux du Québec se concentre à réduire l’empreinte environnementale et climatique.
Dans le secteur minier, la Coalition QMM prédit que le présent audit indépendant de la VGQ sur l’application du Plan québécois de valorisation des minéraux critiques et stratégiques passera à l’histoire comme celui de 2009 sur la question des mines abandonnées à la charge de l’État québécois. Madame Janique Lambert avait également contribué à cette précédente enquête à titre de Directrice de vérification.
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Télécharger le rapport de la VGQ ici : 2026-05-07-rpt_cdd.pdf
Pour information:
Me Rodrigue Turgeon, Coalition Québec meilleure mine et MiningWatch Canada, 819-444-9226, rodrigue@miningwatch.ca