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Communiqué

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la mine de Porgera, de la Barrick Gold, est liée à de graves violations des droits de la personne et à des incidences environnementales

Des dirigeants autochtones de Papouasie-Nouvelle-Guinée se rendent au Canada pour dénoncer les exécutions et les graves répercussions sur leurs rivières, la sécurité alimentaire, et la santé engendrées par la mine.

Ottawa – Des dirigeants autochtones de Porgera, en Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG), se sont rendus au Canada pour dénoncer les répercussions dévastatrices d’une mine exploitée par Barrick Gold dans leur localité montagneuse.

Des chercheurs de l’International Human Rights Clinic de la Harvard Law School et de Mines Alerte Canada accompagnent les dirigeants autochtones.

C’est depuis l’achat de la mine par Barrick, il y a deux ans, qu’on s’inquiète des exécutions et des viols commis par des gardiens de sécurité de la mine de Porgera, exploitée en coentreprise. Ni le gouvernement de PNG ni Barrick n’ont réagi de manière satisfaisante à ces inquiétudes.

Durant plus d’une année, Mines Alerte Canada et l’International Human Rights Clinic de la Harvard Law School, de concert avec le Mineral Policy Institute, en Australie, ont documenté les allégations de violations, ainsi que les préoccupations soulevées par le manque d’information suffisante sur les violations des droits de la personne et sur les sources de contamination reliées aux activités minières.

Depuis les années 1990, les principes préoccupations notamment concernant la mine sont: les exécutions et les viols de membres de la collectivité locale par les gardiens de sécurité de la mine de Porgera (l'enquête de la gouvernement PNG sur ces allégations n\'a pas encore été libérée); les répercussions sur les écosystèmes riverains et les collectivités en aval occasionnées par le rejet de déchets miniers toxiques (résidus) directement dans le réseau riverain; la perte de terres agricoles et de sécurité alimentaire en raison de l’empiétement de la mine et de ses immenses terrils; des problèmes de santé et de sécurité dus au fait que la collectivité vit en bordure de la mine et de ses terrils; le manque d’information pertinente sur les violations des droits de la personne et les sources de contamination de la collectivité reliées à la mine; l’absence de plan équitable pour reloger toutes les collectivités autochtones affectées.

« La mine a détruit notre mode de vie et notre environnement, ainsi que l’eau et les jardins dont nous avons besoin pour notre alimentation et notre sécurité » dit Jethro Tulin de l’Association Akali Tange, un organisme de défense des droits de la personne. « Nous ne pouvons plus rester ici en toute sécurité, mais Barrick refuse d’offrir à notre population un plan de déménagement juste et équitable ».

« Il est impossible de vivre ici en raison de la mine, dit Mark Ekepa; soit on nous déménage ou soit Barrick s’en va. »

« Étant donné que les habitants, y compris les enfants, courent pieds nus dans les résidus il existe un besoin manifeste d’éducation et de clarification au sujet des types de produits chimiques — et de leur toxicité — qui entourent la mine de Porgera », dit Tyler Giannini, directeur clinique de l’International Human Rights Program à la Harvard Law School. « Les personnes et les collectivités ont le droit de savoir ce qu’on rejette dans leur environnement afin qu’elles puissent prendre des décisions éclairées au sujet de leur vie. »

« En raison de la menace permanente de violence, de la destruction des ressources environnementales et de profondes préoccupations concernant les répercussions en matière de santé publique, les habitants de Porgera vivent dans une atmosphère de crainte et d’incertitude au sujet de leur sécurité et de leur bien-être, a dit Catherine Coumans de Mines Alert Canada. Nous sommons Barrick Gold de mettre un terme au rejet de déchets miniers dans les cours d’eau, de reloger les personnes affectées par la mine de Porgera qui souhaitent déménager et de produire un rapport public sur les allégations de meurtres et de viols commis par ses forces de sécurité. Nous enjoignons aussi au gouvernement du Canada de mettre en œuvre les recommandations du rapport de 2007 du groupe consultatif sur les Tables rondes nationales sur la responsabilité sociale des entreprises. »

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  • Catherine Coumans, Mine Alert Canada: catherine(at)miningwatch.ca (613) 569-3439
  • Jethro Tulin, Mark Ekepa et Anga Atalu: en Canada (310) 848-7543
  • Tyler Giannini, l’International Human Rights Clinic de la Harvard Law School: (617) 669-2340
  • Techa Beaumont, Mineral Policy Institute, en Australie + 61 0409 318 406