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Passez à l'action : demandez au gouvernement du Canada de respecter le droit à l'autodétermination du peuple Xinka

Vidéo : Marta Muñoz et Marisol Guerra, représentantes de Xinka, donnent une conférence de presse sur la Colline du Parlement en septembre 2025.

Passez à l'action : signez la pétition électronique dès maintenant.

À la suite de la visite, l’année dernière, d’une délégation composée des représentantes Xinka Marta Muñoz et Marisol Guerra au Canada, une nouvelle pétition électronique de la Chambre des communes — soutenue par la cheffe du Parti vert, Elizabeth May — est désormais en ligne. Elle demande au gouvernement du Canada de respecter le droit à l’autodétermination du peuple Xinka concernant la mine Escobal, détenue par une société canadienne, au Guatemala. Cette pétition s’appuie sur des années de mobilisation, notamment de récentes tournées de conférences à travers le pays et une conférence de presse sur la Colline du Parlement, au cours desquelles les défenseuses du territoire Xinka ont clairement indiqué qu’après un processus de consultation de sept ans, leur décision est sans équivoque : la mine ne doit pas rouvrir. Comme l’ont montré les actions de solidarité précédentes — notamment une pétition de 6 000 signatures remise au siège social de Pan American Silver —, la pression publique au Canada joue un rôle essentiel pour demander des comptes aux entreprises.

La pétition souligne l’urgence de la situation. Depuis 2011, les communautés Xinka s’opposent pacifiquement à la mine Escobal en raison des risques de contamination et d’épuisement des sources d'eau, ainsi que des répercussions sociales, culturelles et spirituelles profondes. Leur résistance s’est heurtée à des actes de harcèlement, de criminalisation et de répression, y compris l’instauration d’un état de siège militaire. En 2017 et 2018, les tribunaux guatémaltèques ont ordonné la suspension du projet en raison d’un manque de consultation. En mai 2025, après près de sept ans de consultation imposée par la loi, le peuple Xinka a formellement refusé son consentement à la reprise de l’exploitation minière — pourtant, Pan American Silver continue de promouvoir la réouverture au mépris de cette décision.

S’appuyant sur ces réalités, la pétition appelle le gouvernement du Canada à agir. Plus précisément, elle exhorte le Canada à réaffirmer publiquement le droit du peuple Xinka au consentement libre, préalable et éclairé ainsi qu’à l’autodétermination, et à demander tant à l’entreprise qu’aux autorités guatémaltèques de respecter l’issue du processus de consultation. Elle demande également l’implantation des lignes directrices canadiennes Voix à risque afin d’assurer la sécurité et la protection des défenseurs et des défenseures Xinka, qui continuent de faire face à des menaces pour la défense de leurs terres, de leur eau et de leurs communautés.

Si 500 signatures sont recueillies d’ici le 23 avril, la pétition sera officiellement déposée au Parlement. À l’heure où les droits des peuples autochtones et la protection de l’environnement sont soumis à une pression croissante, ceci est une occasion concrète pour la population canadienne de se montrer solidaire du peuple Xinka et d’exiger des comptes aux acteurs canadiens opérant à l’étranger.

Vous pouvez signer la pétition ici.